15/02/2005

Expulsés en plein hiver !!!

La famille à la rue dès mardi prochain

LIBRAMONT Un couple de Bernimont (Libramont) et ses quatre enfants âgés de 1 an et demi, 4, 5 et 15 ans risquent bien de passer la fin de l'hiver à la rue. En cause, un jugement rendu le 7 février par le tribunal de justice de paix de Neufchâteau signifiant leur expulsion pour le 22 février prochain. Cette décision fait suite à une plainte de leur propriétaire au sujet de trois mois de loyer impayés. «Nous sommes arrivés ici en décembre 2002, et notre voisin a racheté la maison un an plus tard à notre ancien propriétaire à notre insu», souligne Alain, le père. «Les problèmes ont commencé dès ce moment avec notamment des ennuis de chaudière. A trois reprises, nous avons fait appel à un réparateur via notre propriétaire. Il nous arrivait de rester trois jours dans le froid. Depuis que l'entretien de la chaudière a été réalisé, nous sommes passés à une consommation de 300 litres de mazout par mois à 500 litres, sans pour autant l'utiliser davantage. Notre facture d'eau, elle, a quasi quadruplé, passant de 84 euros à 357 euros depuis le changement de propriétaire. Il faut en effet savoir que le compteur se trouve chez notre voisin.»

Alain Deno émarge au chômage et paie 435 euros de loyer, alors que son épouse et ses quatre enfants sont à sa charge. Et les problèmes ne s'arrêtent pas là. «Notre propriétaire a également réalisé des travaux de gouttière et de toiture sans même demander notre autorisation. Depuis lors, il pleut dans la maison. Il a également jugé bon de déblayer notre tas d'ordure à l'aide d'une grue, abîmant de la sorte notre jardin. Un jardin qu'il a par ailleurs réduit de moitié à son profit en installant une clôture en pleine nuit. Il n'hésite pas non plus à frapper aux murs de la chambre des enfants pour les effrayer, ou encore à faire hurler la musique. Les enfants sont traumatisés.»

En septembre dernier, la famille Deno a reçu un préavis de résiliation de bail de trois mois. «Complètement à bout, nous avons refusé de payer ces trois mois de loyer, d'autant plus qu'il s'agit d'un bail de neuf ans renouvelable tous les trois ans. Or nous étions dans la deuxième année. Les ennuis ont repris de plus belle avec notamment la coupure de l'eau durant quatre jours et diverses nuisances sonores», insiste M. Deno.

Le propriétaire a porté l'affaire en justice en novembre. «Un jugement exécutoire a été rendu par défaut car notre avocat ne s'est pas rendu à l'audience en janvier. Sans quoi, nous n'aurions sans doute pas été expulsés car il s'agit purement et simplement d'abus de pouvoir et de harcèlement.» La famille Deno devra également s'acquitter des trois mois de loyer, des indemnités de relocation ou encore des frais de justice, soit un montant estimé à quelque 3.500 euros.

In La Dernière Heure 15/02


07:48 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

Avez vous demandé au propriétaire de Monsieur Deno sa version des faits ? Bonjour,
Je suis propriétaire et j'ai vécu un cas semblable ...
Avez vous demandé au propriétaire de Monsieur Deno sa version des faits ? Car dans cette affaire, vous prenez les dires de ce Monsieur pour argent comptant !

Écrit par : Didier Francois | 16/02/2005

Re: Nous avons juste relayé l'article de presse...
Néanmoins sachez que nous comptons prendre contact avec toutes les parties concernées

Écrit par : ONHU | 16/02/2005

Madame Trouvez-vous normal que le compteur d'eau d'une habitation se trouve dans la maison voisine, il est ainsi facile de consommer sur le compte d'autrui, cela n'est pas le premier cas qui se présente, nous avons connu un cas semblable mais avec une citerne à mazout.Je considère cela comme vol. Des escrocs il y en a partout!

Écrit par : NOPP D. | 16/02/2005

Monsieur En tant que président de l'O.N.H.U., je tiens à signaler que dans tous dossiers traités par notre a.s.b.l., nous prenons toujours contact avec toutes les parties concernées afin d'évaluer la situation.

Écrit par : DELBROUCK Daniel | 16/02/2005

RE à Nopp D Beaucoup d'anciennes maisons dans les Ardennes sont dans cette situation (ancienne ferme restaurée), il suffit de vérifier si la canalisation part bien du compteur et arrive chez le locataire sans aucun raccord ni déviation..

Écrit par : Didier Francois | 16/02/2005

Droit de reponse Le propriétaire de la famille Deno crie à la calomnie
Il se justifie documents à l'appui.
Nous évoquions mardi le cas d'une famille de Bernimont (Libramont) composée de quatre enfants qui sera expulsée vendredi prochain, à la suite d'un jugement du tribunal de justice de paix de Neufchâteau. Les locataires, la famille Deno, mettait en cause le propriétaire qui habite la même maison.
Documents à l'appui, M. Wolff se défend de ces accusations. 'Il est facile de faire porter le chapeau à un propriétaire en se faisant passer pour insolvable, alors que renseignements pris auprès des services concernés, M. Deno est apte à payer ses charges et son loyer.'
M. Wolff souligne que ses ennuis avec ses locataires ont commencé dès qu'il a racheté la maison en décembre 2003. 'Tout ce que raconte M. Deno est mensonger. Dès décembre, il m'a signalé par courrier qu'il était dans l'impossibilité de payer 435 euros. Je lui alors envoyé un recommandé lui faisant part que le CPAS était compétent pour les aider. M. Deno m'a alors proposé un arrangement de 50 euros par mois, mais en mars, il n'avait toujours payé que 25 euros.'
'Une conciliation sociale a alors été organisée mais il ne s'est pas présenté. Il a remis le couvert en trouvant une astuce pour ne pas payer le loyer de juin. Une deuxième conciliation sociale, chose rare, a alors été fixée au 30 août, mais son avocat n'a pas su le défendre faute de données exactes. A la suite de ce deuxième échec, j'ai résilié le bail, un bail d'un an renouvelable par reconduction tacite ou résiliable trois mois à l'avance par une des parties. M. Deno a refusé le renom quelques jours seulement avant la fin du préavis en se disant dans ses droits.'
M. Wolff précise qu'il n'a plus vu la couleur de son argent depuis la résiliation, soit huit mois. 'Avec l'ensemble des frais, M. Deno m'est redevable de 6250 euros, sans parler des travaux que je devrais réaliser après leur départ.'
Egalement mis en cause, le CPAS de Libramont a aussi tenu à réagir par l'intermédiaire du bourgmestre M. Arnould. 'Le CPAS n'a eu cesse de lui proposer des logements. Encore il y a quelques jours à peine, mais sa compagne a jugé bon de raccrocher au nez de l'employée. Nous continuerons à les aider uniquement si des efforts sont consentis en retour'.
Même son de cloche du côté de l'ONHU, l'Observatoire National de l'Habitat et de l'Urbanisme, dont l'un des membres a rencontré jeudi la famille Deno en compagnie de M. Jadoul. 'Avec l'administration communale et les autres services sociaux, nous nous sommes engagés à llui trouver un logement au moment de son expulsion, à condition qu'elle accepte un plan d'accompagnement budgétaire,' explique le représentant de l'ONHU.
Benoît Gueuning - journaliste à la DH

Écrit par : Nicolas | 19/02/2005

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