05/04/2005

Lembo ne veut pas être expulsé

Michele manifeste chez Antoine contre une décision du juge de paix

NAMUR «Plus d'expulsion sans relogement» expliquait hier, devant le cabinet du ministre wallon André Antoine, Thierry Balsat pour l'ONHU, l'observatoire national de l'habitat et de l'urbanisme. «On ne peut plus accepter de telles situations à l'heure actuelle. Michele Lembo a entamé un recours auprès du médiateur régional qui, nous l'espérons, traitera son dossier avec toute l'impartialité qu'il mérite pour que sa famille ne soit pas expulsée.» À ses côtés une dizaine de personnes avec des pancartes étaient venues soutenir Michele qui doit être expulsé aujourd'hui de son logement situé dans une des tours sociales de Ghlin. «Ce n'est pas normal. Je compte me battre jusqu'au bout pour moi et ma famille. Je veux que cela change», expliquait M. Lembo.

Cette affaire est celle d'un locataire reconnu invalide à plus de 66%, en attente de passer devant le Tribunal du travail, en Médiation de dettes depuis 2001 et qui doit être expulsé de son logement aujourd'hui à 13 h 30.

Les protagonistes présents aux portes du cabinet du ministre wallon du Logement remettaient sérieusement en cause la SORELOBO, devenue Toit et Moi, qui selon eux, procède à une politique d'expulsions massive... sans doute en prévision des travaux de déconstruction de quelque 700 logements de son patrimoine, toujours selon eux.

«On se trouve face à quelqu'un qui a une ardoise à payer depuis longtemps. Il y a une procédure de justice qui a eu lieu et le juge de paix nous a donné raison. Monsieur Lembo a été invité à quitter son logement au 31 décembre 2004 et il est toujours là. Il nous oblige à faire quelque chose qu'on n'aime pas, explique Raphaël Pollet, commissaire spécial de Toit et Moi. Maintenant il paie son loyer. Mais il devait le faire avant que le jugement soit rendu...»

Et d'ajouter: «Il faut se mettre à notre place, si on revient en arrière dans ce dossier, qui va encore payer son loyer chez nous? J'ai 2.500 demandes en attente. Nous devons respecter une justice sociale. Ici, nous le laisserons peut-être encore une dizaine de jours, le temps qu'il trouve un autre logement. Et il n'est absolument pas question d'expulsion massive...»

V. Li.

© La Dernière Heure 2005


21:23 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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