11/04/2005

Joseph a retrouvé un toit !

«Vous êtes formidables» (11/04/2005)
Grâce à vous, lecteurs de la DH, Joseph et sa famille ont retrouvé un toit

AMAY Les lecteurs de la DH ont une nouvelle fois montré leur grande générosité.

Dans notre édition de samedi, nous évoquions le calvaire d'une famille bruxelloise, contrainte de vivre depuis près de 2 mois dans sa voiture sur une aire d'autoroute.

En l'espace de quelques heures, une solidarité sans précédent s'est mise en place. Samedi soir, Joseph et sa famille avaient un toit. Comme par magie.

«C'est fantastique, nous raconte Joseph, pris par l'émotion. Tout au long de la journée de ce samedi, plusieurs personnes se sont arrêtées sur le parking. Nous avons reçu des couvertures, des vivres. C'était incroyable.»

Et puis, un appel téléphonique. C'est Marie-Anne Stephany qui est au bout du fil. Elle peut leur offrir un toit. «Thierry Balzat et Fabrice Salembier ont été sensibilisés par le contenu des articles parus samedi, nous confie Mme Stephany. Ils travaillent pour l'ONHU, l'Organisation nationale pour l'habitat et l'urbanisme.»

Et M. Balzat sait que Marie-Anne Stephany est l'administratrice-déléguée de la Seigneurie d'Ampsin, à Amay, près de Villers-le-Bouillet. Un endroit superbe. «Nous sommes vraiment heureux, assurait Joseph. Nous avons une pièce. Il y a un W.-C. Et aussi une salle de bains. Nous avons l'eau chaude. Et mon fils a même sa propre chambre. C'est formidable. Mme Stephany est vraiment très gentille.»

C'est depuis le mois de décembre que Marie-Anne accueille à la Seigneurie les plus démunis. «Joseph, Claudine et Christophe étaient à bout de force s, nous explique-t-elle. Il était temps. Samedi soir, je les ai invités à me rejoindre pour avaler un potage bien chaud. On voit qu'ils sont en manque de confiance. Ils ont peur de tout. Et c'est normal, après ce qu'ils ont vécu. Ils craignent d'être à nouveau éjectés. Mais ici, ils peuvent rester. Il leur faut à présent du temps, afin de retrouver leurs marques.»

Marie-Anne est accoutumée de voir des familles plongées dans le désarroi le plus total. «On ne se rend pas compte de la misère qui nous entoure. C'est incroyable, dans un pays comme le nôtre. On pense vivre dans un pays où le système social est au point. C'est exactement l'inverse. Lorsqu'on est éjecté de son logement, on n'a plus d'adresse et donc automatiquement plus droit au CPAS. Alors, qu'est-ce que les gens doivent faire?»

Ne compter que sur soi-même ou, comme Joseph, avoir la chance de rencontrer Marie-Anne.

Ph. Bt

© La Dernière Heure 2005


13:54 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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