25/04/2005

NOUVEAU SITE WEB

Chers amis lecteurs,
 
Après avoir été hébergé par les blogs de skynet, nous avons décidé de nous munir d'un outil "plus" professionnel et qui nous permettra de laisser plus de traces de nos activités tout en étant moins "lourd" à la lecture.
 
Nous vous annonçons dès à présent la naissance de www.onhu.be !!!
 
Il est entendu que cette première version s'améliorera de jour en jour... Alors en route vers www.onhu.be
 

17:37 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/04/2005

Notre revue peut vous faire connaître !!!

Madame, Monsieur,

 

L'Observatoire National de l'Habitat et de l'Urbanisme (O.N.H.U.) est une asbl non subventionnée qui a pour principales missions de défendre le droit au logement décent pour tous, de trouver des solutions dans le cadre des litiges entre propriétaires et locataires, de sensibiliser le plus grand nombre à la problématique du logement y compris le politique, de "traquer" les marchands de sommeil qu'ils soient privés ou publics, ...

 

Dans le cadre de notre travail bénévole, nous sommes régulièrement sur le terrain bruxellois et wallons. En outre, nous disposons d'outils d'informations tels qu'un site internet (http://onhu.skynetblogs.be) et d'une revue mensuelle (Article 23 & co)... Ceci afin de nous permettre de tenir toutes personnes intéressées au courant de nos actions... Et les actions ne manquent pas !!!

 

Actuellement, notre revue est imprimée à 1000 exemplaires et nous pensons pouvoir arriver au 5000 exemplaires pour la fin de l'année (voir N° 2 en annexe).

 

Vous comprendez aisément que cela engendre des coûts que nous ne pouvons supporter seul.

 

C'est la raison pour laquelle nous proposons aux personnes qui souhaitent nous aider la possibilité de placer un encart "publicitaire" dans nos prochains numéros...contre un don de minimum 60 euros pour 6 parutions... Cela permettra à l'association de développer davantage ces projets mais cela vous fera connaître plus encore par les personnes qui reçoivent notre revue.

 

Que vous soyez un organisme syndical, un indépendant, un privé, une association,... vous pouvez prendre contact avec notre coordinateur national au 0475 260 720 (Fabrice Salembier) ou par mail via onhu@skynet.be .

 

Dès à présent merci


10:34 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

20/04/2005

Rénovation Foyer schaerbeekois

Pose de la 1ère pierre de la rénovation du Foyer schaerbeekois et mise en bière du 1er logement insalubre par l'ONHU !!!
 
Ce mercredi 20 avril dès 11 hrs Rue de l'Agriculture 169 à Schaerbeek aura lieu la pose de la première pierre des travaux de rénovation du Foyer schaerbeekois, Foyer qui a défrayé la chronique et qui ne manquera pas de l'alimenter encore et encore.
L'ONHU sera présente avec une délégation de locataires pour d'une part assister à ce non-évènement mais aussi et surtout pour se rappeler aux souvenirs des responsables locaux de ces logements de la honte. Nous espérons que la catastrophe de l'hôtel parisien ne se produira pas en Belgique lorsque l'on voit les conditions de vie dans ce Foyer !!!
 
Pour plus d'infos sur cette manifestation, vous pouvez vous adresser à Thierry Balsat au 0479 38 16 94

07:27 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

Entrevue au Cabinet Onkelinx 19 avril 2005

Pour une politique véritablement volontariste !

 

« Plus d’expulsion sans relogement » ; tel est notre message !

La plupart des textes légaux trouvent leurs origines au niveau fédéral ; que ce soit à propos de la législation sur les baux (code civil), la procédure d’expulsion (code judiciaire), … c’est donc tout naturellement que nous nous tournons vers vous.

 

Lorsque quelqu’un se retrouve à la rue, il perd toute sa liberté de citoyen, toute sa raison de vivre… Il est donc important de revoir la manière dont le politique gère cette problématique de l’expulsion.

 

Propositions de modifications de la loi sur les baux à loyer

 

Sur base de la loi du 30 novembre 98 relative aux baux à loyer, nous souhaitons davantage d’humanité dans la procédure d’expulsion :

 

Code judiciaire

 

-          l’art. 1344 ter signale que le CPAS offre d’apporter son aide… cela n’est pas suffisant ; le CPAS se doit de trouver une solution de relogement et proposer un accompagnement social aux locataires, de préférence pas dans un foyer d’accueil…

-          l’art. 1344 quater devrait être modifié: que les frais de huissiers soient supprimés ou pris en charge par un fonds de solidarité public et que l’on ne puisse plus expulser pendant les mois d’hiver…et ceci pour toutes les personnes précarisées.

-          L’art. 1344 quinquies devrait, quant à lui, donner la gratuité des coûts engendrés par la mise du mobilier sur la voie publique et/ou « l’entreposage » des meubles toujours pour les personnes précarisées.

 

Code civil

 

Il faudrait aussi prévoir un article dans ce code qui stipulerait qu’en cas d’expulsion pour insalubrité par la faute du propriétaire (marchand de sommeil), que tous les frais de relogement soient à la charge de ce dernier.

 

Il n’entre pas dans nos intentions de stigmatiser une impunité « zéro » pour tous les locataires défaillants mais bien de délivrer un véritable accompagnement humain aux personnes concernées.

 

Nos propositions sont soutenues par le Front commun des SDF…


07:25 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

13/04/2005

Soirée thématique...

 

Ce jeudi 14 AVRIL à 19h00

Chaussée de Haecht, 602 à 1030 Schaerbeek

Au Café "LE SPORTMEN" (en face de la CSC).

 

A VOUS LA PAROLE......

 

STOP AUX LOGEMENTS DE LA HONTE DU FOYER SCHAERBEEKOIS.

 

A l'initiative des Locataires Sociaux du foyer Schaerbeekois et en collaboration avec l'O.N.H.U., une soirée citoyenne est organisée par, pour et avec les habitants du quartier MARBOTIN afin de soutenir Venantie Mukandinda (locataire au 674 de la chaussée d'Haecht) qui vit depuis trois ans dans une véritable poubelle comme nombre d'autres locataires de ce même foyer.

 

Des représentants de l'autorité communale seront présents ainsi que des élus locaux et nous l'espérons des membres du Foyer Schaerbeekois afin de nous expliquer... pourquoi... certains d'entre vous doivent aujourd'hui vivre dans des conditions inacceptables.

 

Nous espérons votre présence nombreuse, famille, amis, voisins sont, bien entendu, tous les bienvenus.

 

Pour plus d'informations: Thierry Balsat - 0479 38 16 94



16:38 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

12/04/2005

N° 2 de notre revue Article 23 & co

Si vous souhaitez être parmi les premiers à recevoir le numéro 2 de notre mensuel, laissez-nous un message.
Vous trouverez dans cette revue :
- Nos actions en région bruxelloise et en région wallonne;
- Notre lettre ouverte et les premières réactions;
- Votre courrier;
- Quelques articles de presse;
- Des coups de gueule;
- Des infos utiles...
onhu@skynet.be

17:17 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

11/04/2005

Joseph a retrouvé un toit !

«Vous êtes formidables» (11/04/2005)
Grâce à vous, lecteurs de la DH, Joseph et sa famille ont retrouvé un toit

AMAY Les lecteurs de la DH ont une nouvelle fois montré leur grande générosité.

Dans notre édition de samedi, nous évoquions le calvaire d'une famille bruxelloise, contrainte de vivre depuis près de 2 mois dans sa voiture sur une aire d'autoroute.

En l'espace de quelques heures, une solidarité sans précédent s'est mise en place. Samedi soir, Joseph et sa famille avaient un toit. Comme par magie.

«C'est fantastique, nous raconte Joseph, pris par l'émotion. Tout au long de la journée de ce samedi, plusieurs personnes se sont arrêtées sur le parking. Nous avons reçu des couvertures, des vivres. C'était incroyable.»

Et puis, un appel téléphonique. C'est Marie-Anne Stephany qui est au bout du fil. Elle peut leur offrir un toit. «Thierry Balzat et Fabrice Salembier ont été sensibilisés par le contenu des articles parus samedi, nous confie Mme Stephany. Ils travaillent pour l'ONHU, l'Organisation nationale pour l'habitat et l'urbanisme.»

Et M. Balzat sait que Marie-Anne Stephany est l'administratrice-déléguée de la Seigneurie d'Ampsin, à Amay, près de Villers-le-Bouillet. Un endroit superbe. «Nous sommes vraiment heureux, assurait Joseph. Nous avons une pièce. Il y a un W.-C. Et aussi une salle de bains. Nous avons l'eau chaude. Et mon fils a même sa propre chambre. C'est formidable. Mme Stephany est vraiment très gentille.»

C'est depuis le mois de décembre que Marie-Anne accueille à la Seigneurie les plus démunis. «Joseph, Claudine et Christophe étaient à bout de force s, nous explique-t-elle. Il était temps. Samedi soir, je les ai invités à me rejoindre pour avaler un potage bien chaud. On voit qu'ils sont en manque de confiance. Ils ont peur de tout. Et c'est normal, après ce qu'ils ont vécu. Ils craignent d'être à nouveau éjectés. Mais ici, ils peuvent rester. Il leur faut à présent du temps, afin de retrouver leurs marques.»

Marie-Anne est accoutumée de voir des familles plongées dans le désarroi le plus total. «On ne se rend pas compte de la misère qui nous entoure. C'est incroyable, dans un pays comme le nôtre. On pense vivre dans un pays où le système social est au point. C'est exactement l'inverse. Lorsqu'on est éjecté de son logement, on n'a plus d'adresse et donc automatiquement plus droit au CPAS. Alors, qu'est-ce que les gens doivent faire?»

Ne compter que sur soi-même ou, comme Joseph, avoir la chance de rencontrer Marie-Anne.

Ph. Bt

© La Dernière Heure 2005


13:54 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

La difficulté de se loger

Suite à l'article paru dans le quotidien "La Dernière heure" à propos de la famille vivant depuis près de deux mois dans leur voiture sur une aire de repos à Luttre (voir ci-après), l'O.N.H.U. se devait de réagir... Grâce au numéro de téléphone noté dans l'article de presse, nous avons pu prendre contact avec cette famille et nous l'avons relogé à Amay au sein de la Seigneurie avec laquelle nous collaborons.
 
Une fois de plus, nous constatons avec cet exemple mais aussi avec l'histoire de Monsieur Lembo à Ghlin, le peu d'humanité qui règne actuellement dans notre société mais aussi la difficulté de plus en plus croissante des gens à se loger lorsque l'on est presque exclu du monde du travail. Et quand on sait que lorsque l'on ne dispose pas de domicile, il est impossible de trouver un emploi...l'on est en droit de se poser de plus en plus de questions sur l'efficacité des CPAS, et, de manière plus générale, sur l'aide sociale en Belgique. Ce sont hélas des cas non isolés, il en existe énormément...ce qui est profondément choquant !
 
De plus, avec les derniers faits relatés au niveau du Foyer schaerbeekois, faits que nous avions dénoncés, et le nombre croissant de marchands de sommeil, le "public" se mettrait-il au diapason de certains "privés" qui  abusent de la situation de détresse d'une partie de la population ???
 
L'O.N.H.U. continuera à dénoncer toutes les malveillances en matière de logement car en tant qu'observatoire de l'habitat, nous nous devons de crier haut et fort ce que beaucoup pense tout bas et, tant que les acteurs du logement ne réagiront pas davantage, nous réitérerons nos cris d'alarme... en remettant sans cesse l'ouvrage sur le métier !!!

08:03 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

09/04/2005

Ils vivent à 8 dans une voiture !!!

Éjectés de leur appartement voici deux mois, ils se sont réfugiés sur une aire d'autoroute

LUTTRE Joseph, Claudine et leur fils Christophe sont à la rue depuis le 16 février. Ils n'ont plus rien. Depuis près de 2 mois, ils dorment tous les trois dans leur voiture, sur une aire de repos situé à Luttre, sur l'A 54, entre Nivelles et Charleroi.

Une famille comme les autres frappée de plein fouet par le malheur. Ils ont 5 chiens. Mais ils n'ont pas eu le coeur de les abandonner lorsqu'ils se sont retrouvés sur le trottoir. Ils sont à bout de force. Le sort s'acharne sur eux. «J'ai perdu mon emploi en juin dernier alors que je travaillais dans un car-wash sur la chaussée de Haecht, explique Joseph, 57 ans. Je touche 500 € du chômage et le loyer de notre appartement dépassait les 600 €. On ne savait plus payer. Nous avons été éjectés par la justice de paix. Maintenant, j'ai 800 € mais je ne peux pas payer cet appartement.»

Avant d'en arriver là, Joseph et Claudine ont tout essayé. «Le CPAS de Bruxelles ne peut pas nous aider. On ne sait pas pourquoi. On n'a jamais reçu de réponse.»

Et du jour au lendemain, cette famille, bruxelloise pure souche, s'est retrouvée sur le carreau. Une situation intolérable dans notre pays. Surtout que Joseph a travaillé toute sa vie. «Je suis resté très longtemps chez Varta. Puis, j'étais au car-wash.»

Vous êtes nombreux à passer sur l'A 54, en venant de Nivelles pour vous rendre vers Charleroi. Prenez le temps de vous arrêter. Joseph et sa famille ont besoin de tout. Un peu de nourriture mais aussi des effets pour avoir chaud. «Les gens nous ignorent. Depuis que nous sommes ici, deux personnes nous ont demandé si tout allait bien. C'est tout.»

Et comme cerise sur le gâteau, Claudine est diabétique. Christophe, lui, est asthmatique. «On garde un peu d'argent pour aller jusqu'à la pharmacie. Au passage, on va au Lidl pour acheter un peu de nourriture. On se débrouille comme on peut.» C'est Christophe, 33 ans, qui a eu l'idée de survivre sur cette aire d'autoroute. «Ici, au moins, on a le sanitaire, souligne-t-il. On peut se laver. Il n'y a que de l'eau froide. Mais bon, c'est déjà ça.»

Joseph et les siens veulent s'en sortir. Et vous pouvez les aider. Ils cherchent un logement, maximum 400 €. Idéalement, à Bruxelles. Mais vu la situation, ils habiteront là où ils trouvent un toit. Joseph cherche un emploi. Il est magasinier ou clarkiste. Christophe, lui, est jardinier.

Joseph n'a plus rien, sauf sa voiture et son GSM. Son numéro: 0479/32.09.04. Appelez-le.

Philippe Boudart

© La Dernière Heure 2005

L'O.N.H.U. a téléphoné à ces personnes et nous pouvons vous annoncer que nous les avons relogés à Amay grâce à la collaboration du Comité des locataires que nous avons mis en place à la Seigneurie...


18:05 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

Une valeur en béton ?

PAR MICAEL CASTANHEIRA (*)

Le cours de l'immobilier est au centre du débat. Quelle est l'origine d'une telle hausse ? Est-elle due à une spéculation effrénée ? Est-ce une lame de fond qui annonce d'autres hausses à venir ?

extrait de la CHRONIQUE

(...) Les avis divergent de façon marquante quant à l'origine du phénomène. Certains établissent une comparaison entre les différentes villes européennes. Le cours de l'immobilier en Belgique est nettement inférieur à celui des pays avoisinants, ou même de pays moins développés économiquement. Saviez-vous par exemple qu'un appartement coûte déjà plus cher à Lisbonne qu'à Bruxelles?

D'autres font observer que la hausse de ces dernières années a été trop forte pour se poursuivre indéfiniment. Si cette croissance devait se perpétuer, un ménage qui veut acheter un logement devrait s'endetter toujours plus: si le remboursement d'un prêt hypothécaire représentait 30 pc du budget du ménage il y a 7 ans, alors dans 5 ans le «ménage moyen» devrait envisager un remboursement représentant 50 pc de son revenu (2). Dans 15 ans, il représenterait 75 pc de son revenu; et dans 20 ans on arriverait à 100 pc! Ceci démontre par l'absurde qu'une telle évolution n'est pas soutenable.

(...) En quoi la situation diffère-t-elle pour le logement? En fait: en rien, si ce n'est que l'offre et la demande ont évolué dans la direction opposée ces dernières années.

Il y a deux raisons pour lesquelles l'offre s'est contractée. D'une part, la concurrence avec l'espace de bureaux. D'autre part, à la lumière des erreurs passées, la législation sur la construction de logements neufs s'est faite plus stricte. Il y a donc eu une raréfaction progressive des terrains à bâtir, qui génère une contraction additionnelle de l'offre, et entraîne une hausse des prix .

En parallèle, la demande s'est accrue. A Bruxelles, l'arrivée d'hommes d'affaires et les institutions internationales jouent par exemple dans cette direction. Mais est-ce la seule raison? Certainement pas. Comme nous l'avons vu, le logement reste nettement moins cher à Bruxelles que dans d'autres villes, qui ne sont pourtant pas «le coeur de l'Europe». Cette immigration ne peut donc à elle seule expliquer la hausse des prix à Bruxelles, et encore moins celle dans le reste du pays. On notera par exemple que la hausse des cours est bien plus marquée en Flandre qu'à Bruxelles ou en Wallonie, alors que la plupart de ces nouveaux arrivants privilégient souvent ces dernières.

En fait, la raison principale de la hausse de la demande est l'enrichissement de la population belge. Pour revenir à l'article du The Economist, on a vu que la hausse des prix a été très marquée en Espagne et en Irlande. Ces deux pays ont connu une croissance économique remarquable, associée à une réduction marquée du taux de chômage. Combinées, ces deux évolutions expliquent que les moyens à disposition des ménages ont augmenté, ce qui entraîne une hausse de la demande. En Belgique, la croissance économique a été plus marquée en Flandre, et le résultat est logiquement celui d'une appréciation plus forte en Flandre. A l'avenir, une amélioration de la situation économique dans le reste de la Belgique contribuerait de la même façon à faire s'élever les prix de l'immobilier.

Ensuite, il y a l'évolution des taux d'intérêt. Grâce à l'unification monétaire, l'Espagne et l'Irlande ont connu une baisse substantielle des taux hypothécaires. Les ménages ont maintenant accès à des emprunts moins coûteux et sont donc prêts à débourser plus pour le capital. Chez nous, le ralentissement économique qui a débuté en 2000 a aussi entraîné une baisse des taux. Or, une baisse de 6 pc à 4 pc peut à elle seule expliquer une hausse du cours du logement de 50 pc. Des taux aussi bas ne sont cependant pas soutenables à long terme.

© La Libre Belgique 2005



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08/04/2005

Mauvais payeur ou locataire "emm..." ?

LE SOIR

Mauvais payeur ou locataire « emm... » ?

M. Lembo dit « payer » son militantisme engagé dans le comité des locataires. Et conteste le montant des charges et loyer. Toit et Moi s'en réfère à la justice, qui lui donne raison.

C 'est la parole de l'un contre celle de l'autre, version pot de terre versus pot de fer. D'un côté, Michele Lembo, 53 ans, domicilié depuis octobre 2000 à la Résidence des Tours, 5/D, à Ghlin.

De l'autre, son propriétaire, l'immobilière sociale Toit et Moi.

Et, entre les deux, un jugement prononcé le 21 décembre 2004 au premier canton de la justice de Paix de Mons qui condamne le premier à payer 1.642,82 euros d'arriérés de loyers et de charges à la seconde. Et qui autorise, en sus, cette dernière à expulser le locataire à dater du 31 décembre 2004. C'est finalement ce mardi à 13 h 30 que doit avoir lieu l'expulsion. Michele Lembo la conteste avec acharnement. Il a multiplié les mails et les appels aux médias. Hier, avec l'appui de l'Observatoire national de l'habitat et de l'urbanisme (Onhu), il manifestait devant le cabinet du ministre régional du Logement, à Namur. Toit et moi cherche à se débarrasser d'un gêneur, en conclut le locataire qui dit « payer » son investissement au sein du Comité représentatif des locataires des tours de Ghlin et sans doute aussi, c'est lui qui le dit, son appartenance à Écolo. Il paraîtrait que l'ex-Sorelobo veut des locataires bien dociles, glisse-t-il.

Or, lui conteste non seulement le loyer maximum qui lui est réclamé - parce qu'il n'aurait pas rentré à temps les documents nécessaires pour bénéficier du loyer social - mais aussi le montant, qu'il juge prohibitif, des charges réclamées aux locataires. Il avait même obtenu du médiateur de la Région wallonne de pouvoir aller contrôler le décompte de ces charges locatives... juste avant de recevoir son avis d'expulsion !

L'Onhu, qui le soutient dans son combat, va plus loin encore. L'ASBL accuse ni plus ni moins l'immobilière sociale de procéder depuis longtemps à une politique d'expulsions massives, sans doute en prévision des travaux de déconstruction de quelque 700 logements de son patrimoine.

Toit et Moi avance le chiffre d'une expulsion par semaine, soit une cinquantaine par an. Et, pour le commissaire spécial, Michele Lembo n'est nullement un cas particulier.

Il fait partie du 1 % de nos 6.000 locataires à être de mauvaise composition manifeste. M. Lembo n'a simplement pas respecté ses devoirs, et ce dès 2001. Et à force de ne pas respecter ses obligations, dont la première est de payer son loyer, un juge a tranché, martèle Raphaël Pollet qui rappelle qu'en théorie le locataire aurait dû avoir quitté les lieux depuis plus de trois mois.

Michele Lembo, lui, affirme que l'ex-Sorelobo n'a pas fait son travail social envers lui. Pollet réplique qu'il n'a donné suite à aucun recommandé ni aux tentatives de médiation (trois rappels sans suite). S'ils avaient voulu trouver un accord, ils auraient pu faire intervenir le CPAS ou leur service social, maintient M. Lembo. Ils ne sont même pas intervenus auprès de mon médiateur de dettes. Mais ce n'est pas l'argent qu'ils veulent...

Le commissaire spécial se retranche derrière la décision de justice, implacable et en faveur exclusive de Toit et Moi. Lundi, le cabinet du ministre Antoine, appelé à la rescousse, tentait une ultime conciliation avec l'ex-Sorelobo afin que celle-ci postpose de quelques jours sa mesure d'expulsion. Le temps qu'un logement de substitution soit trouvé pour le locataire « remercié ». Je ne suis pas un monstre, insiste Raphaël Pollet. Malgré le délai de trois mois qu'il n'a pas mis à profit pour trouver un autre logement, je veux bien patienter quelques jours. Mais ce monsieur ne sera plus repris chez nous comme locataire 

VALÉRY SAINTGHISLAIN - Le Soir du 05.04.2005, 06:00

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05/04/2005

Lembo ne veut pas être expulsé

Michele manifeste chez Antoine contre une décision du juge de paix

NAMUR «Plus d'expulsion sans relogement» expliquait hier, devant le cabinet du ministre wallon André Antoine, Thierry Balsat pour l'ONHU, l'observatoire national de l'habitat et de l'urbanisme. «On ne peut plus accepter de telles situations à l'heure actuelle. Michele Lembo a entamé un recours auprès du médiateur régional qui, nous l'espérons, traitera son dossier avec toute l'impartialité qu'il mérite pour que sa famille ne soit pas expulsée.» À ses côtés une dizaine de personnes avec des pancartes étaient venues soutenir Michele qui doit être expulsé aujourd'hui de son logement situé dans une des tours sociales de Ghlin. «Ce n'est pas normal. Je compte me battre jusqu'au bout pour moi et ma famille. Je veux que cela change», expliquait M. Lembo.

Cette affaire est celle d'un locataire reconnu invalide à plus de 66%, en attente de passer devant le Tribunal du travail, en Médiation de dettes depuis 2001 et qui doit être expulsé de son logement aujourd'hui à 13 h 30.

Les protagonistes présents aux portes du cabinet du ministre wallon du Logement remettaient sérieusement en cause la SORELOBO, devenue Toit et Moi, qui selon eux, procède à une politique d'expulsions massive... sans doute en prévision des travaux de déconstruction de quelque 700 logements de son patrimoine, toujours selon eux.

«On se trouve face à quelqu'un qui a une ardoise à payer depuis longtemps. Il y a une procédure de justice qui a eu lieu et le juge de paix nous a donné raison. Monsieur Lembo a été invité à quitter son logement au 31 décembre 2004 et il est toujours là. Il nous oblige à faire quelque chose qu'on n'aime pas, explique Raphaël Pollet, commissaire spécial de Toit et Moi. Maintenant il paie son loyer. Mais il devait le faire avant que le jugement soit rendu...»

Et d'ajouter: «Il faut se mettre à notre place, si on revient en arrière dans ce dossier, qui va encore payer son loyer chez nous? J'ai 2.500 demandes en attente. Nous devons respecter une justice sociale. Ici, nous le laisserons peut-être encore une dizaine de jours, le temps qu'il trouve un autre logement. Et il n'est absolument pas question d'expulsion massive...»

V. Li.

© La Dernière Heure 2005


21:23 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

04/04/2005

Demande de soutien

Nous sommes au deuxième numéro de notre mensuel (il paraîtra mi-avril)… Qui dit deuxième dit aussi plus d’infos. 10 pages qui vous conduiront en Région wallonne, en Région bruxelloise… et, pour le prochain numéro sans doute en Région flamande.

Nous avons enregistré bon nombre de réactions au lancement de cette revue mais il nous est, hélas, impossible de les transcrire toutes ici… Néanmoins, vous trouverez quelques-unes d'entre elles dans le journal n°2. 

En outre, victime de notre succès, et, manquant de moyens financiers (car non subsidiés), nous sommes contraints de vous proposer de prendre un abonnement démocratique de 10 euros pour 12 revues. Parallèlement à cela, vous serez tenus au courant de toutes nos activités.

Alors si vous souhaitez soutenir notre action, notre revue,...il vous suffit de verser votre participation au numéro de compte 

068 - 2448924 - 89

En vous remerciant dès à présent de votre intérêt...

 D. Delbrouck, Président

 


14:23 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

En réponse à notre courrier aux Parlementaires

En date du 4 avril 2005, nous avons reçu les réponses des sénateurs Vandenhove et Galand, des députés Grimberghs et Senesael...Tous conscients de la pertinence de nos propos en matière de logements... Affaire à suivre...
onhu@skynet.be

14:00 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/04/2005

Foyer schaerbeekois in "La Capitale"

Scandaleux et illégaux, ces logements !

Le propriétaire du taudis dans lequel doit vivre Vénantie (35) s’appelle… Foyer schaerbeekois

 Oh, vous savez, elle ne paie pas cher, alors... : ce genre de réponse, faite récemment à Thierry Balsat, secrétaire général de l’ONHU (Observatoire national de l’habitat et de l’urbanisme),prenant fait et cause pour Vénantie (35) scandaliserait déjà dans la bouche d’un propriétaire privé. Mais que dire si elle émane d’un employé d’une société de logement social, le Foyer Schaerbeekois pour ne pas le citer? On peut en tout cas déduire que, vu les conditions de logement faites à Vénantie - mais aussi à une série de locataires de l’ensemble vétuste de la chaussée de Haecht, des sociétés de logement publiques, censées donner l’exemple, sont les premières à bafouer… le Code du logement, 8 mois après son entrée en vigueur! Des interrupteurs pendant pratiquement, détachés du mur; du papier peint gonflé voire décollé par l’humidité; un Bulex... scellé, interdit d’utilisation pour insécurité; des convecteurs qu’on n’ose pas utiliser pour cause de fuites; une douchesur le balcon, dont la mince cloison extérieure présente des fissures extérieures grosses comme le poing, et on en passe. Pour moins que ça, un propriétaire privé verrait son logement fermé illico, et surtout devrait rendre des comptes à la justice, mises en demeure et amendes à la clé, en vertu du nouveau Code du logement.

 C’est pourtant la situation vécue, depuis trois ans, par Vénantie Mukandinda (35) et ses deux enfants Égide (10) et Mireille (4). Le propriétaire en question étant tout simplement le Foyer Schaerbeekois. Si encore le cas de Vénantie était isolé. Mais il ne se répète que trop parmi les locataires de cet ensemble, situé 170-176 chaussée de Haecht et datant de 1922. Si encore sa situation était transitoire, en attente de rénovation… Ce qu’affirme le Foyer, (voir ci-dessous) mais alors pourquoi persister en relouant encore en décembre dernier - bien après l’entrée en vigueur du Code - des logements voisins dans le même état? On a devant nous un marchand de sommeilpublic, rien de moins!tranche Thierry Balsat. D’autant que Vénantie n’est pas restée amorphe: ses différents courriers signalant anomalies voire dangers, ont reçu des réponses qui dans d’autres contextes paraîtraient surréalistes . Pas de problème dans votre logement ; inopportun, suite à à demande d’une installation pour produire un minimum d’eau chaude. Ou alors à votre charge (financière) lui sera-t-il répondu généreusement un peu plus tard. Soyons clairs, une situation inacceptable, que non content de dénoncer, l’ONHU va porter en justice de paix pour obliger un propriétaire public, censé donner l’exemple, à se conformer aux exigences minimales du Code du logement! Et en tout cas à ordonner un relogement collectif, et conforme cette fois, des locataires concernés. LAURENT WILEN

Des logements conformes, oui mais dans trois ans

Nous avons bien sûr contacté le propriétaire incriminé, à savoir le Foyer schaerbeekois, pour voir s’il était conscient de la situation et quelles solutions il comptait y apporter. Conscients? Oui, bien sûr , dit Philippe Gilbert, directeur-adjoint du Foyer. C’est d’ailleurs pour cela que nous avons entamé, en février,un programme de rénovation de cet ensemble de 155 logements. Une rénovation lourde de fait, tout est à refaire: 122.000 E par logement!Les locataires ont été avertis depuis 2003 de cette opération, qui se déroulera par phases de 6 mois . Le Foyer précise encore quephase par phase, les locataires concernés seront relogés dans des logements conformes (eux) . Soit, mais en attendant, des personnes continuent à vivre dans des conditions indignes, et surtout illégales au regard du Code du logement?

Pas assez de logements

Mais vous comprenez, nous sommes limités par nos logements de remplacement. Notre taux de rotation - autrement dit les logements disponibles en permanence - a en effet baissé de 3 logements il y a encore 2 ans à 12,13 maintenant. Clairement, le Foyer se refuse donc à un relogement collectif, tel qu’exigé par l’ONHU. Cela signifie concrètement que jusqu’en 2008, les locataires d’une société publique seront contraints de vivre dans des conditions illégales au regard du Code du logement, puisque le programme de rénovation est prévu pour durer 3 ans et demi.

38.000 logements C’est l’importance actuelle du parc de logements sociaux bruxellois, que le plan des 5.000 logementsveut augmenter de 5.000 unités. 450 millions d’euros sont d’après les dernières estimations régionales nécessaires rien que pour le mettre à jour .

83 ans C’est l’âge du complexe de la chaussée de Haecht, mais il existe des ensembles plus anciens encore (Cité Hellemans à Bruxelles, 1912) ou contemporains, comme Le Logis-Floréal (Watermael) ou encore La Roue à Anderlecht.

19%de logements sociaux illégaux ! Schaerbeek n’est pas le seul exemple de logements sociaux non conformes au Code du logement et à ses exigences minimales de salubrité et de sécurité. Selon différentes approches et études, le parc social en contravention se monterait en fait à 19 % des 38.000 logements sociaux bruxellois.

Une situation contre laquelle la Région veut lutter, avec un plan de 4 ans (2002-2005) prévoyant des subsides pour la rénovation de 14.740 logements sociaux; auquel s’ajoute un plan bis affectant des moyens pour la rénovation de 5.720 logements. Donc plus de 20.000 logements à rénover, mais attention, les deux tiers consistent en rafraîchissement et en modernisation des équipements.

 



11:47 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |