13/09/2013

ST JOSSE - LES TAUDIS DE LA RUE DU VALLON (HBM - LOGEMENTS SOCIAUX...)

ST JOSSE - HBM 

 

Les moustiques adorent le Vallon

BERNARD GUY Publié le vendredi 13 septembre 2013 à 05h39 - Mis à jour le vendredi 13 septembre 2013 à 05h39

 

 

BRUXELLES Piqués au vif par une invasion de moustiques, ces habitants des HBM implorent les autorités

"À 3 h ou 4 h du matin, je me réveille, parce que je suis attaquée."

 

Rassurez-vous : la brusquerie nocturne décrite par cette locataire du 2e étage du 17, rue du Vallon ne condamne aucun individu. Quoique... Les causes de son tourment ? Des moustiques. Qui, par ruées, s’invitent dans l’insalubre tour, sociale, des HBM (Habitations à bon marché). "On ne sait pas d’où ils viennent", confirme indirectement Mohammed Bamouda. Lui, c’est de son 3e étage d’un bâti en comptant neuf qu’il vitupère contre les bestioles.

 

Quelques niveaux plus bas, dans de glauques caves se révélera l’origine du massacre permanent : une pièce dans laquelle, par myriades, ces piqueurs fous ont élu domicile. "Depuis des semaines ! Et ça monte aux étages !", se plaint Thierry Balsat, poil à gratter de la majorité communale. Et l’un des locataires d’embrayer : "Cet été, il a fait chaud. Pourtant, nous n’ouvriions pas les fenêtres".

 

Exception faite du désagrément, l’envahissement de moustiques génère son lot de pépins. Faute de place adéquate, les locataires entassent leurs poubelles sur le trottoir. Une vision, comme des odeurs qui n’enchantent pas grand-monde...

 

Pour le conseiller communal et onhusien (Observatoire national de l’habitat et de l’urbanisme) Thierry Balsat, la donne frôle le simplisme. Cet "emplâtre sur une jambe de bois" du 17, rue du Vallon, il faut le raser.

 

On rappellera ici la double pétition qu’à la mi-décembre 2010 une pelletée d’habitants signèrent aux fins que les autorités ne les oublient pas. Motifs de leurs agacements d’alors ? "Charges exponentielles et humidité criante", avions-nous relaté. La cible ? Le 19, rue du Vallon. Et sa copie conforme du 17.

 

"Cette tour exige des travaux lourds !", opina derechef un ouvrier communal, hier, tout affairé qu’il était à un chantier devant l’immeuble. Et celui-là de certifier y avoir tué l’un des rats qui s’épanouissent non loin des amoncellements de déchets ménagers.

 

Naguère pétitionnaire, une dame manifestera encore sa colère face à ce "manque d’hygiène" et sa "salle de bains cassée" qui n’émeuvent pas les HBM. Pourtant, dans le hall, des affiches soulignent les inacceptables inconforts d’un 17 Vallon "pourri".

 

 

Des orteils et la rampe

 

BRUXELLES

SAINT-JOSSE Du genre quand-on-me-dit-quelque-chose-je-vais-voir, Philippe Boïketé (PS) a pris les choses en main. Les caves seront nettoyées, sécurisées; les bébêtes, supprimées, a promis l’échevin du Logement. Idem pour cette rampe d’accès qui, faute d’avoir été posée, a causé un sérieux préjudice à Berlend Phlips, 82 ans, du 6e. "Il y a 10 mois, je suis tombé. Le juge de paix avait imposé aux HBM la pose d’une rampe. ce qu’ils n’ont pas fait. De par mon diabète, la blessure a conduit à une amputation de deux orteils. Si St-Josse ne la pose pas, je l’attaque!" "Dès ce vendredi ou lundi!", a répliqué l’élu qui annonce, en sus, une "rénovation des façades".

 

G. Be

06:57 Écrit par O.N.H.U. | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

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